Calculateur d’impôt de l’auto-entrepreneur
Calculez l’impôt forfaitaire du régime de l’auto-entrepreneur et votre revenu net.
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Un impôt calculé sur le chiffre d’affaires
Le régime de l’auto-entrepreneur remplace l’impôt sur le revenu classique par un prélèvement forfaitaire assis sur les encaissements, sans déduction de charges. C’est sa simplicité et sa limite : un freelance avec peu de frais y gagne, une activité à charges lourdes y perd.
Le taux est de 1 % pour les prestations de services et de 0,5 % pour les activités commerciales, industrielles et artisanales. Sur 150 000 dirhams encaissés en services, l’impôt annuel s’élève à 1 500 dirhams, soit 125 dirhams par mois.
Sur 400 000 dirhams en activité commerciale, il tombe à 2 000 dirhams par an. La différence de taux reflète les marges usuelles de chaque secteur.
Les plafonds à ne pas dépasser
Deux cent mille dirhams de chiffre d’affaires annuel encaissé pour les prestataires de services. Cinq cent mille dirhams pour les activités commerciales, industrielles et artisanales.
Au-delà, le statut cesse de s’appliquer et le contribuable bascule vers un régime de droit commun, avec les obligations comptables et déclaratives correspondantes. Le simulateur affiche la marge restante avant le plafond.
Ces limites s’apprécient sur les sommes effectivement encaissées, pas sur les factures émises. Une facture de décembre réglée en janvier compte sur l’année suivante.
Le piège des 80 000 dirhams par client
C’est la règle la moins connue et la plus coûteuse. Lorsque le chiffre d’affaires réalisé en prestations de services pour le compte d’un même client dépasse quatre-vingt mille dirhams sur l’année, le surplus échappe au taux forfaitaire.
Ce surplus subit une retenue à la source de trente pour cent, opérée par le client lui-même. Un freelance facturant 150 000 dirhams à un unique client voit donc 70 000 dirhams taxés à 30 %, et non à 1 %.
La règle vise à éviter qu’un salariat déguisé se pare du statut d’auto-entrepreneur. Elle rend le régime nettement moins avantageux pour qui dépend d’un seul donneur d’ordre, et plaide pour la diversification du portefeuille de clients.
Ce que le statut apporte, et ce qu’il coûte
Il apporte une existence légale, la possibilité de facturer, l’accès à la couverture sociale par adhésion obligatoire au régime de sécurité sociale, et une comptabilité réduite à un registre des encaissements.
Il coûte l’impossibilité de déduire les charges réelles et de récupérer la taxe sur la valeur ajoutée sur les achats. Une activité nécessitant du matériel, un local ou de la sous-traitance atteint vite le point où un autre régime devient plus favorable.
Le calcul de bascule est simple : comparez l’impôt forfaitaire au régime réel, en tenant compte des charges déductibles et de la TVA récupérable.
Questions fréquentes
Quel est le taux d’imposition de l’auto-entrepreneur ?
Un pour cent du chiffre d’affaires encaissé pour les prestations de services, un demi pour cent pour les activités commerciales, industrielles et artisanales. Ce prélèvement remplace l’impôt sur le revenu et se calcule sans déduction de charges.
Quels sont les plafonds du régime ?
Deux cent mille dirhams par an pour les prestataires de services, cinq cent mille pour le commerce, l’industrie et l’artisanat. Ces limites portent sur les sommes réellement encaissées dans l’année, pas sur les factures émises.
Que se passe-t-il si je facture plus de 80 000 dirhams à un seul client ?
Le surplus sort du taux forfaitaire et subit une retenue à la source de trente pour cent, opérée par ce client. Sur 150 000 dirhams facturés à un client unique, 70 000 dirhams sont ainsi taxés à 30 %. La règle vise le salariat déguisé et rend le statut peu intéressant pour un freelance mono-client.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond ?
Le statut cesse de s’appliquer et vous basculez vers un régime de droit commun, avec ses obligations comptables et déclaratives. Anticipez ce passage plutôt que de le subir en fin d’exercice : la marge restante est affichée dans les résultats.
Puis-je déduire mes charges ?
Non. L’impôt porte sur le chiffre d’affaires brut. C’est avantageux si vos frais sont faibles, pénalisant s’ils sont importants. Au-delà d’un certain niveau de charges, un régime réel devient plus favorable malgré sa complexité.
L’auto-entrepreneur facture-t-il la TVA ?
Non, le régime en dispense. En contrepartie, la taxe payée sur les achats n’est pas récupérable. Vos factures mentionnent un montant net, sans TVA, ce qui est un avantage face à des clients particuliers et neutre face à des entreprises assujetties.