Calculateur d’impôt de l’auto-entrepreneur
Calculez l’impôt forfaitaire du régime de l’auto-entrepreneur et votre revenu net.
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Un impôt calculé sur le chiffre d’affaires
Le régime de l’auto-entrepreneur remplace l’impôt sur le revenu classique par un prélèvement forfaitaire assis sur les encaissements, sans déduction de charges. C’est sa simplicité et sa limite : un freelance avec peu de frais y gagne, une activité à charges lourdes y perd.
Le taux est de 1 % pour les prestations de services et de 0,5 % pour les activités commerciales, industrielles et artisanales. Sur 150 000 dirhams encaissés en services, l’impôt annuel s’élève à 1 500 dirhams, soit 125 dirhams par mois.
Sur 400 000 dirhams en activité commerciale, il tombe à 2 000 dirhams par an. La différence de taux reflète les marges usuelles de chaque secteur.
Méthode de calcul
- Impôt = chiffre d’affaires encaissé × 0,5 % (commerce, industrie, artisanat) ou × 1 % (services)
- Retenue opérée par un client = (montant annuel facturé à ce client − 80 000 DH) × 30 %
Barèmes appliqués
Auto-entrepreneur
Vérifié le 10 septembre 2026
| Plafond : commerce, industrie, artisanat | 500 000 DH |
| Plafond : prestations de services | 200 000 DH |
| Impôt : commerce, industrie, artisanat | 0,5 % |
| Impôt : prestations de services | 1 % |
| Seuil annuel par client en services | 80 000 DH |
| Retenue à la source au-delà de ce seuil | 30 % |
Source : Code général des impôts 2026, articles 42 bis, 42 ter, 73-III, 45 bis-II et 73-II-G-8° · Organisme : Direction générale des impôts
Les plafonds à ne pas dépasser
Deux cent mille dirhams de chiffre d’affaires annuel encaissé pour les prestataires de services. Cinq cent mille dirhams pour les activités commerciales, industrielles et artisanales.
Un dépassement isolé ne fait pas perdre le statut : l’option reste valable tant que le plafond n’est pas dépassé deux années consécutives (article 43-4° du Code général des impôts). Au-delà, le revenu relève d’un autre régime, avec les obligations comptables et déclaratives correspondantes. Le simulateur affiche la marge restante avant le plafond.
Ces limites s’apprécient sur les sommes effectivement encaissées, pas sur les factures émises. Une facture de décembre réglée en janvier compte sur l’année suivante.
Le piège des 80 000 dirhams par client
C’est la règle la moins connue et la plus coûteuse. Lorsque le chiffre d’affaires réalisé en prestations de services pour le compte d’un même client dépasse quatre-vingt mille dirhams sur l’année, le surplus échappe au taux forfaitaire.
Ce surplus subit une retenue à la source de trente pour cent, opérée par le client lui-même. Un freelance facturant 150 000 dirhams à un unique client voit donc 70 000 dirhams taxés à 30 %, et non à 1 %.
La règle vise à éviter qu’un salariat déguisé se pare du statut d’auto-entrepreneur. Elle rend le régime nettement moins avantageux pour qui dépend d’un seul donneur d’ordre, et plaide pour la diversification du portefeuille de clients.
Ce que le statut apporte, et ce qu’il coûte
Il apporte une existence légale, la possibilité de facturer, l’accès à la couverture sociale par adhésion obligatoire au régime de sécurité sociale, et une comptabilité réduite à un registre des encaissements.
Il coûte l’impossibilité de déduire les charges réelles et de récupérer la taxe sur la valeur ajoutée sur les achats. Une activité nécessitant du matériel, un local ou de la sous-traitance atteint vite le point où un autre régime devient plus favorable.
Le calcul de bascule est simple : comparez l’impôt forfaitaire au régime réel, en tenant compte des charges déductibles et de la TVA récupérable.
Erreurs fréquentes
- Déclarer le chiffre d’affaires facturé : l’impôt porte sur le chiffre d’affaires encaissé.
- Ignorer le seuil de 80 000 dirhams par client en prestations de services : au-delà, le surplus subit une retenue de 30 %.
- Croire qu’un dépassement du plafond fait perdre le statut dès la première année : il faut deux années consécutives.
- Oublier la couverture sociale : le régime impose d’adhérer au régime de sécurité sociale prévu par la loi.
Questions fréquentes
Quel est le taux d’imposition de l’auto-entrepreneur ?
Un pour cent du chiffre d’affaires encaissé pour les prestations de services, un demi pour cent pour les activités commerciales, industrielles et artisanales. Ce prélèvement remplace l’impôt sur le revenu et se calcule sans déduction de charges.
Quels sont les plafonds du régime ?
Deux cent mille dirhams par an pour les prestataires de services, cinq cent mille pour le commerce, l’industrie et l’artisanat. Ces limites portent sur les sommes réellement encaissées dans l’année, pas sur les factures émises.
Que se passe-t-il si je facture plus de 80 000 dirhams à un seul client ?
Le surplus sort du taux forfaitaire et subit une retenue à la source de trente pour cent, opérée par ce client. Sur 150 000 dirhams facturés à un client unique, 70 000 dirhams sont ainsi taxés à 30 %. La règle vise le salariat déguisé et rend le statut peu intéressant pour un freelance mono-client.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond ?
Rien de définitif la première année : le régime ne cesse de s’appliquer que si le plafond est dépassé deux années consécutives (article 43-4° du Code général des impôts). Vous relevez alors d’un autre régime, avec ses obligations comptables et déclaratives. Anticipez ce passage : la marge restante est affichée dans les résultats.
Puis-je déduire mes charges ?
Non. L’impôt porte sur le chiffre d’affaires brut. C’est avantageux si vos frais sont faibles, pénalisant s’ils sont importants. Au-delà d’un certain niveau de charges, un régime réel devient plus favorable malgré sa complexité.
L’auto-entrepreneur facture-t-il la TVA ?
Non, le régime en dispense. En contrepartie, la taxe payée sur les achats n’est pas récupérable. Vos factures mentionnent un montant net, sans TVA, ce qui est un avantage face à des clients particuliers et neutre face à des entreprises assujetties.
Sources et vérification
Régime de l’auto-entrepreneur
Vérifié le 10 septembre 2026- Texte de référence
- Code général des impôts 2026, articles 42 bis, 42 ter, 73-III, 45 bis-II et 73-II-G-8°
- Organisme
- Direction générale des impôts
Détail de la vérification
Plafonds de 500 000 DH pour le commerce, l’industrie et l’artisanat, et de 200 000 DH pour les services. Au-delà de 80 000 DH facturés à un même client en prestations de services, le surplus subit une retenue à la source de 30 %.
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