Calculateur de l’impôt sur les sociétés
Estimez l’impôt dû par votre société, cotisation minimale comprise.
À savoir
Calcul simplifié du droit commun. Les régimes particuliers, exonérations et reports déficitaires ne sont pas pris en compte. Consultez un expert-comptable avant toute décision.
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Un taux unique, pas un barème par tranches
C’est la différence essentielle avec l’impôt sur le revenu, et la source d’erreur la plus fréquente. L’impôt sur les sociétés n’est pas progressif : le taux retenu s’applique à la totalité du bénéfice net, pas par tranches successives.
Depuis la fin de la convergence engagée en 2023, deux taux subsistent. Vingt pour cent en deçà de cent millions de dirhams de bénéfice net. Trente-cinq pour cent à partir de ce seuil, sur l’intégralité du bénéfice.
Une société à 120 millions de bénéfice net paie donc 42 millions, et non 20 % jusqu’à cent millions puis 35 % au-delà. Le franchissement du seuil a un effet brutal, contrairement à l’impôt sur le revenu.
Les établissements de crédit, Bank Al-Maghrib, la Caisse de dépôt et de gestion ainsi que les entreprises d’assurance et de réassurance relèvent d’un taux distinct de quarante pour cent.
Méthode de calcul
- IS = bénéfice net × taux (20 % sous 100 millions de DH de bénéfice, 35 % au-delà, 40 % pour banques et assurances)
- Cotisation minimale = 0,25 % du chiffre d’affaires, au moins 3 000 DH
- Impôt dû = le plus élevé des deux montants
La cotisation minimale
Une société peut devoir payer même sans bénéfice. La cotisation minimale s’élève à 0,25 % du chiffre d’affaires et ne peut descendre en dessous de 3 000 dirhams pour les contribuables soumis à l’impôt sur les sociétés.
L’impôt dû est le plus élevé des deux montants : l’impôt calculé sur le bénéfice, ou la cotisation minimale. Une société réalisant 20 millions de chiffre d’affaires pour un bénéfice quasi nul acquittera 50 000 dirhams au titre de la cotisation minimale.
Ce mécanisme frappe surtout les activités à fort volume et faible marge. Il mérite d’être anticipé dans un plan de trésorerie, car il tombe même les années difficiles.
Deux exemples
Une société réalisant 3 millions de chiffre d’affaires et 500 000 dirhams de bénéfice net. Impôt calculé 100 000 dirhams au taux de 20 %, cotisation minimale 7 500 dirhams. C’est l’impôt calculé qui s’applique. Bénéfice après impôt 400 000 dirhams, taux effectif 20 %.
Une société réalisant 2 millions de chiffre d’affaires pour 50 000 dirhams de bénéfice. Impôt calculé 10 000 dirhams, cotisation minimale 5 000 dirhams. L’impôt calculé l’emporte encore, mais de peu : en dessous de 25 000 dirhams de bénéfice, la cotisation minimale prendrait le relais.
Ce que ce calcul ne couvre pas
Le passage du résultat comptable au résultat fiscal. Réintégrations de charges non déductibles, déductions extra-comptables et report des déficits antérieurs modifient l’assiette avant tout calcul d’impôt.
Les régimes particuliers : zones d’accélération industrielle, statut Casablanca Finance City, exonérations temporaires accordées à certaines activités. Ils écartent le droit commun.
Les acomptes provisionnels, versés en cours d’exercice sur la base de l’impôt de l’année précédente, et leur régularisation. Ce simulateur donne l’impôt annuel, pas l’échéancier.
Pour un chiffrage engageant, l’intervention d’un expert-comptable reste indispensable.
Erreurs fréquentes
- Découper le bénéfice en tranches : depuis 2026, le taux retenu s’applique à la totalité du bénéfice net.
- Oublier la cotisation minimale : elle reste due même en cas de perte, sauf pendant les trente-six premiers mois d’exploitation (article 144-I-C du Code général des impôts).
- Confondre résultat comptable et résultat fiscal : les réintégrations et déductions fiscales modifient la base de l’impôt.
Questions fréquentes
Quel est le taux de l’impôt sur les sociétés au Maroc ?
Vingt pour cent pour un bénéfice net inférieur à cent millions de dirhams, trente-cinq pour cent à partir de ce seuil. Les établissements de crédit et les entreprises d’assurance relèvent d’un taux de quarante pour cent. Ces taux résultent de la réforme achevée en 2026.
L’impôt sur les sociétés est-il progressif ?
Non. Contrairement à l’impôt sur le revenu, le taux s’applique à la totalité du bénéfice net et non par tranches. Une société à 120 millions de bénéfice paie 35 % sur l’ensemble, soit 42 millions, et non un taux mixte.
Doit-on payer même sans bénéfice ?
Oui, au titre de la cotisation minimale : 0,25 % du chiffre d’affaires, avec un plancher de 3 000 dirhams. Elle est due même en l’absence de bénéfice et s’impute ensuite sur l’impôt des exercices suivants dans les conditions prévues par le code.
Quand la cotisation minimale s’applique-t-elle ?
Quand elle dépasse l’impôt calculé sur le bénéfice. Avec 20 millions de chiffre d’affaires, elle atteint 50 000 dirhams : elle l’emporte dès que le bénéfice net descend sous 250 000 dirhams. Les activités à fort volume et faible marge y sont les plus exposées.
Le bénéfice comptable est-il le bénéfice imposable ?
Rarement. Le résultat fiscal s’obtient après réintégration des charges non déductibles, déduction des produits non imposables et imputation des déficits reportables. Ce simulateur part du bénéfice imposable, qu’il faut avoir déterminé au préalable.
Sources et vérification
Impôt sur les sociétés
Vérifié le 10 septembre 2026- Texte de référence
- Code général des impôts 2026, articles 19-I, 247-XXXVII et 144-I-D
- Organisme
- Direction générale des impôts
Détail de la vérification
Le taux retenu s’applique à la totalité du bénéfice net, pas par tranche. La convergence 2023-2026 s’achève en 2026 : 20 % en deçà de 100 millions de dirhams de bénéfice net, 35 % à partir de ce seuil. Les établissements de crédit et les assurances relèvent de 40 % (article 19-I-C). Cotisation minimale de 0,25 % du chiffre d’affaires, jamais inférieure à 3 000 DH.
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