Calculateur de partage d’héritage selon le droit marocain
Calculez la part de chaque héritier — conjoint, enfants, parents, frères et sœurs — selon les règles du Code de la famille.
À savoir
Calcul informatif limité aux héritiers les plus courants. Grands-parents, petits-enfants, demi-frères et sœurs et cas particuliers ne sont pas traités : faites établir le partage par un adoul ou un notaire.
Renseignez le formulaire pour afficher le résultat.
Parts fixes et reste
Le Code de la famille, dans son livre VI, reprend les règles du droit musulman. Certains héritiers reçoivent une part fixe, le fard : la moitié, le quart, le huitième, les deux tiers, le tiers ou le sixième. Les autres, les héritiers agnatiques, prennent ce qui reste.
Exemple : un homme laisse une épouse, deux fils, une fille et sa mère, avec une succession nette d’un million de dirhams. L’épouse reçoit 1/8, soit 125 000 dirhams ; la mère 1/6, soit 166 667 dirhams. Le reste, 708 333 dirhams, est partagé entre les enfants : 283 333 dirhams pour chaque fils et 141 667 dirhams pour la fille.
Méthode de calcul
- Part de chaque héritier = succession nette × fraction fixe (fard), ou × part du reste (ta‘sib)
- Entre enfants, ou entre frères et sœurs : part du garçon = 2 × part de la fille
Qui écarte qui
La présence d’enfants réduit la part du conjoint : le mari passe de la moitié au quart, l’épouse du quart au huitième. Plusieurs épouses se partagent la même part.
Un fils ou le père écarte les frères et sœurs, qui ne reçoivent alors rien. La mère reçoit le sixième en présence d’enfants ou d’au moins deux frères et sœurs, même lorsque ceux-ci n’héritent pas.
Quand les parts dépassent la succession, ou n’y suffisent pas
Si les parts fixes dépassent l’unité, toutes sont réduites dans la même proportion : c’est le ‘awl. Une femme qui laisse son mari et deux sœurs : 1/2 + 2/3 = 7/6. Le mari reçoit 3/7 et les sœurs 4/7.
À l’inverse, si aucun héritier saisi ne prend le reste — une fille seule, par exemple —, le calculateur l’affiche comme reliquat. Il revient à d’autres parents agnatiques, comme un oncle ou un cousin paternel ; à défaut, le Code de la famille en règle le sort.
Avant le partage
On ne partage que la succession nette. Sont d’abord prélevés les frais funéraires, puis les dettes du défunt, puis le legs (wasiyya), qui ne peut dépasser le tiers et ne peut bénéficier à un héritier sans l’accord des autres.
Le partage lui-même se constate par un acte d’hérédité (iratha) dressé par des adouls. Le calculateur prépare cette étape ; il ne la remplace pas.
Erreurs fréquentes
- Partager la succession brute, sans déduire les dettes et le legs.
- Croire que les frères et sœurs héritent toujours : un fils ou le père les écarte.
- Donner une part à chaque épouse : elles se partagent un seul quart ou un seul huitième.
Questions fréquentes
Quelle est la part de l’épouse dans l’héritage ?
Un huitième si le défunt laisse des enfants, un quart sinon. S’il y a plusieurs épouses, elles se partagent cette part à égalité.
Pourquoi le fils reçoit-il le double de la fille ?
C’est la règle du Code de la famille lorsque fils et filles héritent ensemble par voie de ta‘sib : la part du garçon est le double de celle de la fille.
Que reçoit une fille unique sans frère ?
La moitié de la succession. Le reste revient au père s’il est en vie, sinon aux frères du défunt ou à d’autres agnats.
Le calculateur remplace-t-il l’acte d’hérédité ?
Non. L’acte d’hérédité est dressé par des adouls ; il établit la liste des héritiers et sert ensuite aux banques, à la conservation foncière et aux administrations.
Sources et vérification
Page mise à jour le 28 octobre 2026 · Barèmes 2026 · Comment nous vérifions nos calculs