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Régler une succession au Maroc

Du décès au partage : acte d’hérédité, inventaire des biens, dettes, calcul des parts et transfert des biens aux héritiers.

7 min de lectureMis à jour le 28 octobre 2026

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À savoir

Ce guide présente la démarche générale. Chaque succession est particulière : faites-vous accompagner par des adouls, un notaire ou un avocat avant tout partage.

Au Maroc, la succession d’un musulman obéit au livre VI du Code de la famille, qui reprend les règles du droit musulman. Les parts de chaque héritier sont fixées par la loi : on ne peut ni les modifier par testament, ni avantager un héritier par un legs sans l’accord des autres.

Le règlement suit un ordre précis : on établit d’abord qui hérite, puis on paie les frais funéraires, les dettes et le legs éventuel, et l’on partage seulement ce qui reste. Les adouls, le notaire et la conservation foncière interviennent chacun à une étape.

Délai

Quelques semaines pour l’acte d’hérédité, plusieurs mois pour un partage complet

Organisme concerné

Adouls, section de la justice de la famille, conservation foncière

Étapes

  1. 1

    Obtenir l’acte de décès

    Le décès est déclaré au bureau d’état civil de la commune où il a eu lieu. L’acte de décès, et plusieurs copies, seront demandés par les adouls, les banques et les administrations.

    • Certificat médical de décès
    • Livret de famille
  2. 2

    Faire établir l’acte d’hérédité

    Deux adouls dressent l’acte d’hérédité (iratha), sur la base de témoignages et des pièces d’état civil. Il désigne les héritiers et leurs parts. C’est la pièce maîtresse de toute la succession.

    • Acte de décès
    • Cartes d’identité et actes de naissance des héritiers
    • Acte de mariage du conjoint survivant
  3. 3

    Dresser l’inventaire des biens et des dettes

    Comptes bancaires, biens immobiliers titrés ou non, véhicules, parts de société : tout l’actif est recensé, de même que les dettes. Un certificat de propriété de la conservation foncière confirme les immeubles au nom du défunt.

  4. 4

    Payer les dettes et le legs

    Avant tout partage, on règle les frais funéraires, puis les dettes du défunt, puis le legs (wasiyya), limité au tiers de ce qui reste. Les héritiers ne paient pas les dettes au-delà de l’actif reçu.

  5. 5

    Calculer et réaliser le partage

    Les parts découlent de l’acte d’hérédité. Les héritiers peuvent partager à l’amiable, garder un bien en indivision ou vendre et répartir le prix. En cas de désaccord, le tribunal de la famille peut ordonner le partage.

  6. 6

    Transférer les biens aux héritiers

    Les banques débloquent les comptes sur présentation de l’acte d’hérédité. Pour un immeuble titré, l’inscription des héritiers se fait à la conservation foncière ; pour un véhicule, au centre immatriculateur.

Documents nécessaires

  • Acte de décès
  • Acte d’hérédité établi par deux adouls
  • Pièces d’identité et actes d’état civil des héritiers
  • Titres de propriété et relevés bancaires du défunt

Coûts

Honoraires des adouls pour l’acte d’hérédité(estimation)Variables selon l’étude et le nombre d’héritiers.À confirmer
Inscription des héritiers à la conservation foncière(estimation)Selon le tarif de l’ANCFCC, par titre foncier.À confirmer

Liens officiels

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’acte d’hérédité ?

Un acte dressé par deux adouls qui établit la liste des héritiers du défunt et leurs parts. Il est exigé par les banques, la conservation foncière et toutes les administrations.

Peut-on rester en indivision ?

Oui. Les héritiers peuvent conserver un bien ensemble, chacun pour sa part. Mais nul n’est tenu de rester dans l’indivision : chacun peut demander le partage.

Un testament peut-il avantager un enfant ?

Non, sauf accord des autres héritiers. Le legs ne peut bénéficier à un héritier et ne peut dépasser le tiers de la succession.

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