Calculateur de salaire net au Maroc
Calculez votre salaire net à partir de votre salaire brut, avec le détail des cotisations CNSS, AMO et de l’impôt sur le revenu.
À savoir
Outil informatif. Les barèmes utilisés sont paramétrables et doivent être confrontés aux textes en vigueur avant toute décision.
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Comment ça marche
Ce simulateur reproduit les étapes d’un bulletin de paie marocain : cotisations sociales salariales, abattement pour frais professionnels, barème de l’impôt sur le revenu et déductions pour charges de famille.
Comment est calculé le salaire net au Maroc ?
Un bulletin de paie marocain se lit en cinq étapes. Chacune retire quelque chose au salaire brut, et l’ordre compte : appliquer l’impôt avant les cotisations donnerait un résultat plus élevé que la réalité.
Première étape, le brut imposable. On part du salaire de base augmenté des primes et indemnités, puis on retire les indemnités exonérées : panier, transport et frais professionnels remboursés, dans les limites prévues. Ce qui reste sert d’assiette à tout le reste.
Deuxième étape, les cotisations sociales salariales. La cotisation aux prestations sociales de la Caisse nationale de sécurité sociale s’élève à 4,48 %, mais elle ne porte que sur les 6 000 premiers dirhams : au-delà, elle reste bloquée à 268,80 dirhams par mois. La cotisation à l’assurance maladie obligatoire, 2,26 %, s’applique au contraire à la totalité du salaire, sans plafond.
Troisième étape, les frais professionnels. L’administration accorde un abattement forfaitaire, sans justificatif : 35 % du brut imposable si le salaire annuel ne dépasse pas 78 000 dirhams, 25 % au-delà, le tout plafonné à 35 000 dirhams par an, soit 2 916,67 dirhams par mois. Ce plafond se déclenche à partir d’environ 11 667 dirhams de brut mensuel.
Quatrième étape, le net imposable. C’est le brut imposable diminué des cotisations et des frais professionnels. C’est sur lui, et sur lui seul, que porte l’impôt.
Cinquième étape, l’impôt sur le revenu. Le net imposable est annualisé, le barème progressif s’y applique, puis on retranche la réduction pour charges de famille avant de ramener le tout au mois.
Le barème de l’impôt en 2026
Le barème est progressif : chaque tranche de revenu est imposée à son propre taux, et non l’ensemble du salaire au taux le plus élevé atteint. C’est la confusion la plus fréquente. Franchir un palier n’a jamais pour effet de réduire le net.
Jusqu’à 40 000 dirhams de revenu net imposable annuel, aucun impôt. De 40 001 à 60 000 dirhams, 10 %. De 60 001 à 80 000, 20 %. De 80 001 à 100 000, 30 %. De 100 001 à 180 000, 34 %. Au-delà de 180 000 dirhams, 37 %.
Ce barème est issu de la loi de finances 2025 et n’a pas été modifié depuis. La loi de finances 2026 a en revanche relevé la réduction pour charges de famille de 500 à 600 dirhams par personne et par an, plafonnée à six personnes, soit 3 600 dirhams. Le conjoint sans revenu compte comme une personne à charge, au même titre qu’un enfant.
Conséquence concrète du seuil d’exonération : un salaire au SMIG ne paie aucun impôt sur le revenu. Il faut atteindre environ 5 720 dirhams de brut mensuel pour commencer à en payer, et encore, quelques dirhams seulement : à 5 800 dirhams, l’impôt s’élève à 4,57 dirhams par mois.
Trois exemples chiffrés
Un salarié célibataire au SMIG, 3 422,72 dirhams brut. Cotisations 230,69 dirhams, frais professionnels 1 197,95 dirhams, net imposable 1 994,08 dirhams. Le revenu annuel reste très en dessous du seuil d’exonération : aucun impôt. Net à payer 3 192,03 dirhams.
Un salarié célibataire à 6 000 dirhams brut. Cotisations 404,40 dirhams, dont 268,80 de CNSS et 135,60 d’assurance maladie. Frais professionnels 2 100 dirhams, soit 35 % puisque le brut annuel de 72 000 dirhams reste sous le seuil de 78 000. Net imposable 3 495,60 dirhams, soit 41 947,20 par an : seuls 1 947,20 dirhams dépassent la tranche exonérée, taxés à 10 %. L’impôt tombe à 16,23 dirhams par mois. Net à payer 5 579,37 dirhams.
Un salarié marié avec deux enfants à 10 000 dirhams brut. Cotisations 494,80 dirhams : la CNSS reste à 268,80 puisque le plafond de 6 000 est dépassé, l’assurance maladie monte à 226. Frais professionnels 2 500 dirhams, au taux de 25 % cette fois. Net imposable 7 005,20 dirhams, soit 84 062,40 par an. L’impôt brut ressort à 601,56 dirhams par mois, dont on retranche 150 dirhams au titre des trois personnes à charge, conjoint compris. Net à payer 9 053,64 dirhams.
Un salarié célibataire à 25 000 dirhams brut. Les frais professionnels butent sur le plafond : 25 % feraient 6 250 dirhams, mais le maximum mensuel est de 2 916,67. Net imposable 21 249,53 dirhams, soit 254 994,36 par an, ce qui place la dernière tranche à 37 %. Impôt 5 578,99 dirhams. Net à payer 18 587,21 dirhams.
Ce qui fait varier le résultat
La retraite complémentaire. Une cotisation à la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite est déductible du revenu imposable dans les limites prévues par le code général des impôts. Elle réduit donc l’impôt en même temps qu’elle diminue le net immédiat.
Les avantages en nature. Un logement de fonction ou un véhicule de service augmentent le brut imposable de leur valeur, et donc l’impôt, sans augmenter le net versé.
Les indemnités exonérées. Panier, transport et frais de déplacement échappent à l’impôt et aux cotisations tant qu’ils restent dans les limites réglementaires. Au-delà, la fraction excédentaire redevient imposable.
Le statut au regard de la CNSS. Un salarié non déclaré ne subit pas les retenues sociales, mais il perd la couverture maladie, les allocations familiales et les droits à la retraite. Ce n’est pas un avantage.
Pourquoi votre bulletin peut différer
Les conventions collectives, les mutuelles d’entreprise et les assurances groupe modifient le résultat. Certaines entreprises prennent en charge une partie des cotisations habituellement salariales, d’autres ajoutent des prélèvements propres au secteur.
Les primes exceptionnelles portant sur plusieurs mois obéissent à des règles d’étalement particulières. Un treizième mois versé en une fois n’est pas imposé comme douze mensualités.
En cas d’écart avec votre bulletin, le service paie de votre employeur reste la référence. Ce simulateur reproduit le cas général, pas votre situation contractuelle.
Méthode de calcul
- Cotisations salariales = CNSS (part plafonnée) + AMO (déplafonnée) + retraite complémentaire éventuelle
- Frais professionnels = taux légal × salaire brut imposable, dans la limite du plafond annuel
- Net imposable = brut imposable − frais professionnels − cotisations sociales
- Impôt sur le revenu = barème progressif (net imposable × 12) − déductions pour charges de famille
- Net à payer = brut − cotisations salariales − impôt sur le revenu
Questions fréquentes
Quelle différence entre salaire brut et salaire net ?
Le brut correspond à la rémunération avant tout prélèvement. Le net est ce qui reste après les cotisations sociales salariales et l’impôt sur le revenu, c’est la somme effectivement versée sur votre compte.
La cotisation CNSS est-elle plafonnée ?
Oui pour les prestations sociales : le taux de 4,48 % ne porte que sur les 6 000 premiers dirhams, ce qui fige cette ligne à 268,80 dirhams dès que le salaire dépasse ce seuil. L’assurance maladie obligatoire, elle, s’applique à la totalité du salaire sans plafond.
À partir de quel salaire paie-t-on l’impôt sur le revenu ?
La première tranche du barème, jusqu’à 40 000 dirhams de revenu net imposable annuel, est exonérée. Comme le net imposable est nettement inférieur au brut, il faut atteindre environ 5 720 dirhams de brut mensuel pour commencer à payer. Un salaire au SMIG n’est pas imposé.
Les enfants réduisent-ils l’impôt ?
Oui. Chaque personne à charge ouvre droit à une réduction de 600 dirhams par an depuis la loi de finances 2026, soit 50 dirhams par mois, dans la limite de six personnes. Le conjoint sans revenu compte parmi elles. Un enfant cesse d’être à charge à 27 ans, sauf infirmité.
Que sont les frais professionnels déduits ?
C’est un abattement forfaitaire accordé sans justificatif, censé couvrir les dépenses liées à l’emploi. Il vaut 35 % du brut imposable jusqu’à 78 000 dirhams de salaire annuel, 25 % au-delà, et ne peut dépasser 35 000 dirhams par an. Il réduit l’assiette de l’impôt, pas le salaire versé.
Passer dans une tranche supérieure fait-il baisser mon net ?
Non, jamais. Le barème est progressif : seule la fraction du revenu qui dépasse un palier est imposée au taux supérieur. Une augmentation se traduit toujours par un net plus élevé, même si la part prélevée sur le supplément est plus forte.
La CIMR change-t-elle le calcul ?
Oui. La cotisation à la retraite complémentaire est déductible du revenu imposable dans les limites prévues par le code général des impôts. Elle diminue le net versé immédiatement, mais réduit aussi l’impôt et constitue des droits à la retraite. L’option se règle dans les paramètres avancés du simulateur.
Quel est le coût total pour l’employeur ?
Au salaire brut s’ajoutent les cotisations patronales : prestations sociales, allocations familiales, assurance maladie et taxe de formation professionnelle. Pour un brut de 10 000 dirhams, le coût employeur avoisine 11 750 dirhams. Le simulateur l’affiche parmi les résultats.
Les indemnités de transport sont-elles imposées ?
Non, tant qu’elles restent dans les limites réglementaires et correspondent à des frais réellement engagés. La fraction qui dépasse ces limites redevient imposable et soumise à cotisations. Le champ « indemnités exonérées » du simulateur permet de les isoler.
Ce simulateur remplace-t-il un bulletin de paie ?
Non. Il fournit une estimation fondée sur les barèmes enregistrés dans le site et sur le cas général. Les conventions collectives, avantages en nature et retenues propres à votre entreprise ne sont pas connus de lui. Seul le bulletin établi par votre employeur fait foi.